La laine de mouton
Avec une conductivité thermique de 0,040 W/mk et une très bonne absorption de l'humidité, la laine de mouton, isolant authentique, sain et écologique présente d'indéniables qualités.
La laine de mouton, protection thermique par excellence
La laine de mouton est un isolant organique. Deux sortes de poils composent la toison du mouton : la "petite laine", faite de poils courts, fins et ondulés, garante de l’isolation thermique ; les "jarres", des poils plus longs et plus gros, protégeant l’animal des intempéries. La laine de mouton est imperméable à l’eau.
Il y a moins d’un siècle, la laine de mouton était la principale fibre utilisée pour la fabrication de textiles en France ; les locaux étaient moins chauffés et l’on passait plus de temps à l’extérieur. A l’heure actuelle, du fait des changements de modes de vie et de la prédominance des fibres synthétiques, la laine de mouton représente 2,5% de la demande mondiale de fibres textiles. La climatisation naturelle par les vêtements est transposée, de nos jours, en revêtement des habitats. La laine de mouton, protection thermique par excellence, trouve alors naturellement sa place dans le secteur de l’isolation. Si la laine de mouton est employée comme isolant thermique depuis le début des années 90 en Allemagne (où elle est homologuée comme matériau d’isolation par la législation allemande) et en Australie, ses remarquables qualités isolantes sont reconnues dans l’habitat depuis des millénaires, comme l’atteste l’usage de feutre de laine chez les nomades d’Asie centrale (yourtes de Mongolie, par exemple).
De la laine de mouton brute transformée en isolant écologique sain et performant
La laine de mouton brute tondue ou "laine en suint", fournie par l’éleveur, est collectée, triée, battue et démêlée ; elle subit des transformations avant d’être commercialisée :
Dégraissage et lavage
La laine de mouton est savonnée (avec du carbonate de soude), lavée, rincée et essorée. On la débarrasse des impuretés et du suint de l’animal (mélange de sel potassique, issu de la sudation du mouton, de graisse et de cire). Pourquoi dégraisser et laver la laine de mouton, alors que le suint repousse naturellement les parasites ? Parce que le suint repousse temporairement les mites mais il n’assure pas une protection de longue durée ; de plus, il dégage une odeur forte, qui persiste pendant plusieurs mois. Le suint ferait également vieillir la fibre et empêcherait la mécanisation. Pour toutes ces raisons, l’usage de la laine brute pour l’isolation est déconseillé.
Protection contre les mites
La laine de mouton, essentiellement composée de kératine, nécessite d’être protégée des insectes ; elle reçoit alors, après lavage, un traitement anti-mites, à base de sel de bore, un produit minéral, qui rend la laine inconsommable par les mites. La laine de mouton Etoile du Berger, que nous commercialisons, est traitée avec une solution de sels de bore employée par trempage, pour assurer une imprégnation uniforme. Le procédé artisanal d’imprégnation en couches minces retenu par notre fournisseur permet une pénétration au cœur des fibres. Le choix du sel de bore, traitement naturel et non toxique, résulte du souhait d’obtenir un isolant sain. Le sel de bore est connu pour ses propriétés anti-mites, fongicides et ignifugeantes. Lavée puis traitée contre les mites, la laine de mouton est ensuite séchée et stockée sous forme de balles pressées, dans une unité de non-tissé, qui n’exploite pas la laine de mouton sous forme textile.
Thermoliaison
La thermoliaison est la dernière opération de transformation de la laine de mouton avant commercialisation. Cette technique, commune aux différents isolants naturels, consiste à insérer 12% de polyester au début du processus de non-tissé. La laine est cardée, grâce à l’action de rouleaux, qui viennent la "coiffer" et former un "voile de laine " ; vient ensuite le nappage (formation de l’épaisseur de l’isolant) puis le passage au four (140°) de l’ensemble laine de mouton + fibres de polyester cardées. Les fibres de polyester thermofusibles assurent la liaison entre les fibres naturelles tout en préservant le gonflant de la laine.
Un choix économique et une mise en oeuvre facile
Pourquoi ne pas utiliser, pour la mise en œuvre de la laine non tissée en rouleaux, la technique de l’aiguilletage, qui ne nécessite pas l’usage de liant ? Parce qu’un isolant pure laine coûterait beaucoup plus cher à l’utilisateur. Ce choix économique (88% de laine et seulement 12% de polyester) permet à la laine de mouton d’offrir, au final, un rapport qualité-prix tout à fait attrayant. La laine de mouton thermoliée offre aussi une meilleure tenue une fois coupée, ce qui la rend plus facile à travailler.
Pour une isolation thermique et phonique réussie : rouleaux, panneaux, feutre, vrac et écheveaux...
La laine de mouton destinée à l’isolation se présente sous des formes variées répondant aux divers besoins rencontrés :
- en vrac : isolant de remplissage pour les planchers, les murs à isolation médiane, les toitures en rampants, le calfeutrement (à utiliser avec une souffleuse-cardeuse et plus spécifiquement destiné à des professionnels du soufflage d’isolants).
- en écheveaux : pour le calfeutrement, l’isolation entre les pièces de bois d’un mur de rondins.
- en rouleaux : pour l’isolation intérieure des murs (idéal pour l’auto-constructeur), les planchers, sous les toitures.
- en panneaux semi-rigides : pour les éléments d’ossature verticaux.
- sous forme de feutre : sous un parquet, par exemple, parce qu’elle réduit le niveau sonore des bruits d’impact (bon résilient phonique).





